Autonomisation des femmes : Formalisation des associations, accès aux ressources. Le REFEMKA souhaite des réponses concrètes face à toutes ces problématiques.

A l’instar de toute la communauté internationale, le réseau des femmes mutualistes de Kaolack a célébré la journée internationale des femmes ce 26 mars 2025.Le REFEMKA a été mis en place en 2022.Madame Lobé CISSOKHO qui est la présidente de cette organisation revient sur les principaux objectifs du REFEMKA : « Ce réseau avait pour mission la massification au niveau des mutuelles de santé. » a- t-elle précisé avant de poursuivre « Mais on s’est rendu compte que ce réseau a beaucoup de missions connexes. La mission première c’était une mission de protection sociale, l’accès aux services sociaux de base mais aussi la massification au niveau des mutuelles de santé. »

Cette année aussi , le REFEMKA n’a pas été en reste pour l’organisation de cette journée dédiée aux femmes du monde entiers « Nous avions organisé l’année dernière la journée du 08 Mars mais avec une thématique asses différente parce que dans ce cadre la nous avions parlé du plaidoyer concernant surtout les pathologies dont souffrent certaines femmes mais qui ne sont pas prises en charge par l’état à savoir le cancer du col de l’utérus et le cancer du sein. Le plaidoyer a porté ses fruits avec la subvention de ces pathologies » se félicite madame Lobé CISSOKHO qui souligne l’importance du thème abordé à la tenue de cette troisième édition « Les thématiques proviennent du besoin quotidien des femmes d’autant plus que la plupart d’entre elles s’activent dans des activités génératrices de revenues dans le secteur de l’économie informelle. Toutefois elles peinent à réaliser convenablement leur travail faute de financement. Nous approuvons l’idée de l’autonomisation des femmes mais encore que cela soit adossée sur deux leviers à savoir le levier de la formalisation et l’accès aux financements. Nous savons pertinemment que l’état est entrain de mettre en place plusieurs instruments de financement, plusieurs instruments techniques concernant la formation mais ces instruments sont limités. » se désole la présidente du REFEMKA Lobé CISSOKHO.

A l’en croire cette situation est due aux difficultés d’accès à l’information  et la sensibilisation « Peut- être qu’au niveau urbain l’information et la sensibilisation passent vite ,les femmes au niveau urbain sont très informées sur l’accès aux financement contrairement aux femmes qui se trouvent aux fins fonds du pays à Fongolémy ,à Dabaly à Keur Mandongo entre autres, ces femmes n’ont pas ce privilège d’accéder à l’information alors que ces financements sont mis en place pour toutes les femmes du Sénégal. »

Compte tenu de toutes ces problématiques Lobé CISSOKHO estime que cette journée est très importante. « C’est pour cette raison que nous voulons que ces femmes ici présentes aient toutes les informations pour accéder au financement. Celles qui sont parmi nous vont servir de relais pour véhiculer le message aux femmes de leurs localités. Ce que nous recherchons c’est l’accès au crédit et à la formalisation qui leur permettra d’avoir une prise de décision même au sein de leurs familles afin de mieux affirmer leurs rôles et leurs responsabilités. C’est un honneur pour nous d’avoir des femmes qui nous représentent au niveau des collectivités territoriales c’est à l’image de madame Ndèye Lobé LAM adjointe au maire de la commune de Kaolack dont nous comptons accompagner dans cette lutte pour l’autonomisation et l’émancipation des femmes. » a conclu madame Lobé CISSOKHO.

Prenant la parole madame Ndèye Lobé LAM s’est réjouie de l’engagement et de la détermination des femmes au sein du réseau des femmes mutualistes de Kaolack. Elle dit comprendre les difficultés des femmes à accéder aux ressources financières et au foncier. Elle a promis d’être l’interlocutrice de ces femmes auprès du maire Serigne MBOUP qui a l’en croire se bat nuit et jour pour la cause féminine.